Orange : 7268 abonnés à la fibre optique
Par Fanch • 7 fév, 2008 • Catégorie: Orange
A l’occasion de la présentation des résultats de son activité 2007, l’opérateur Orange a publié un document indiquant qu’au 31 décembre 2007, il dénombrait 7268 abonnés à son offre de fibre optique baptisée « La fibre« .
Depuis son lancement au mois de mars 2007, l’offre 100 Mega d’Orange aurait donc séduit moins de 8000 internautes. Si le chiffre peut paraître faible, il convient de rappeler qu’Orange ne communique pas encore sur son forfait de fibre optique et que peu de français y sont pour le moment éligibles.
A noter qu’Orange annonce disposer d’un parc de 146 000 foyers raccordables à la fibre optique (FTTH). Ce chiffre est en augmentation rapide puisqu’il n’était que de 12 000 un an auparavant. Les données fournies par Orange stipulent qu’il s’agit du nombre d’immeubles/maisons pour lesquels Orange dispose d’un protocole d’accord pour installer sa fibre.
En 2008, Orange compte déployer le très haut débit dans une dizaine de villes dont Bordeaux, Metz, Nantes, Nice, Grenoble, Lille, Poitiers, Marseille, Toulouse, Paris et dans plusieurs communes des Hauts-de-Seine.
La Fibre d’Orange comprend un accès FTTH (Fiber to the home) de 100 Mbits en réception et 10 Mbits en émission (100 Mbits en option), la téléphonie illimitée vers les postes fixes en France, un service de TV par IP en haute définition pour 44,90€ par mois.
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Très cher !!! A Pau; Neuf propose pour 35€ 100 Mbits en réception et 10o Mbits en émission !! + tel gratuit de fixe à fixe + tv HD + VOD
Non, Neuf à Pau c’est du 50 Mbits/s en donwload et upload pour l’instant.
Par contre l’offre ne trouve pas énormément de preneur car avec 146.000 prises raccordables on pourrait s’attendre à plus d’abonnés.
Neuf c’est du GPON: cela veut dire qu’il y a une seule fibre à 1 Gigabit/s qui part du NRO (à côté du NRA pour le DSL) mais que se partagent jusqu’à 64 clients. LE premier découpage coupe arbitrairement en 8 sous-fibres, donc déjà il reste 128Megabit/s à ce niveau (c’est la somme dans les deux sens, donc 100 Mbps dans un sens 28Mbps dans l’autre, bien qu’en fait cela peut être réparti différemment selon les opérateurs).
On ne peut donc pas dépasser les 100Mbps. Si actuellement on vous vend la fibre à 100Mbps, c’est un maximum, qui va baisser selon le nombre de clients effectivement raccordés sur cette fibre. Les opérateurs partent du pari que la fibre ne sera pas utilisée en permanence, mais comme elle le sera pour des services à priori connectés en longue durée (de la TV par exemple) ils tiennent compte d’une utilisation permanente d’environ 16Mbps pour une chaine regardée, 32Mbps pour deux chaines, ce qui laisserait la marge pour l’internet (interactif donc non permanent), et la téléphonie (également non permanente et utilisant une bande ridicule, même pour de la « téléphonie HD numérique » à 2×64 kbps comme en RNIS et sans compression).
Mais pas question que les utilisateurs installent des serveurs internet populaires chez eux: si tout le monde veut utiliser les 100Mbps, ça ne passera pas. Les plus chanceux seront alors ceux pour lesquels il n’est pas possible de couper la fibre GPON en 64 brins (car le découpage final se fait obligatoirement par groupe de 8 brins, si vous avez 10 appartements dans votre immeubles, il faudra 2 fibres dans le même groupe GPON, dont 6 clients « potentiels » restant inutilisés.)
Il reste alors la possibilité ultérieure EVENTUELLE de monter la bande passante sur la première fibre au delà de 1Gigabit/s en cas de saturation, si la technique ultérieure le permet mais cela nécessitera un changement dans une installation interrée (les opérateurs ne changeront pas le cablage dans l’immeuble, mais pourront éventuellement changer le boitier installé dans la cave au pied de la colonne montante).
Mais il n’est pas dit que la qualité de fibre installée entre le NRO et le boitier de rue supporte une montée de fréquence, les opérateurs optant pour de la fibre assez bon marché pour l’instant, uniquement monomodale, et non de la fibre haute performance comme sur les gaines de fibres noires longue distance.
Ceci dit, cela ne les effraie pas: la chose prioritaire qui les tracasse c’est d’abord de s’installer et être présent, puis ensuite faire monnayer aux autres tous les droits de passage ultérieurs. La fibre est bien installée avec dès le début un droit de péage pour les autres, et pas de possibilité de redondance.
Notez que Free n’a pas choisi le GPON, mais son « offre » d’interopérabilité ne permettra QUE le GPON pour les autres, qui devront aussi payer pour accéder au second boitier (sur lequel seul Free aura le droit d’intervenir).
Signer une convention pour l’instant, avec des technologies non interopérables, c’est forcément garantir des performances futures pour un seul opérateur, même si d’autres peuvent accéder plus tard à l’immeuble dans des conditions dégradée.
Il serait souhaitable d’avoir une norme technique commune pour l’équipement des immeubles, quitte à ce que les syndics fassent eux-mêmes l’équipement du pied de l’immeuble à tous les appartements desservis, et imposent alors une norme technique moins contraignante que le GPON qui ne permettra pas un dégroupage total: avec le GPON, le dégroupage est au niveau du NRO (somme le NRA) mais la fibre installée ensuite n’est pas dégroupable, et encore moins les fibres desservant les appartements sur lesquels les opérateurs font valoir un droit de propriété et de péage aux autres: c’est pas nouveau c’est ce que faisait France Télécom, sauf que l’offre était techniquement unique sur le cuivre et neutre concernant les équipements des DSLAMs de chaque opérateur. Ce n’est plus le cas avec la fibre: on aura du faux dégroupage, et des différences de performance dès le départ entre les opérateurs, ou des frais de location supérieurs pour les opérateurs qui voudraient accéder à une fibre au départ du GPON pour desservir leurs clients. Free fait croire qu’il est plus ouvert, mais en fait, la fibre qu’il pose chez les clients ne sera PAS accessible aux autres opérateurs, Free réservant pour lui-même, et lui seul l’occupation des gaines souterraines entre NRO et points de raccordements en pied d’immeuble, les autres devant reposer une nouvelle fibre vers cet immeuble et étant alors aussi OBLIGES malgré tout de passer par la boite de Free, ce qui est abusif.
Les conventions devraient laisser le choix de l’opérateur responsable de la fibre JUSQU’AU domicile inclus (donc jusqu’au point d’épissurage) pour la dernière pose dans l’appartement, cette pose ne devant pas être définitive attribuée.
On se souvient comment a fonctionné la pose de fibre dans les années 1980 dans les villes du plan cable de France Telecom équipées en fibre (Rennes par exemple), pour le compte de cablo-opérateurs TV qui en faisaient l’exploitation commerciale: tout propriétaire. Exactement ce qu’a racheté Numéricable, quand FT s’est débarrassé, trop vite de ses anciens réseaux fibre, qui pourtant utilisaient de la fibre de bien meilleure qualité que celle posée aujourd’hui (le cablo-opérateur s’occupant de l’illumination des NRO et des boitiers décodeurs numériques).
Tout cela me parait mal ficelé. On va le regretter dans l’avenir, jusqu’à ce que des syndics, sollicités par les copropriétaires et locataires fassent une action judiciaire pour dénoncer les termes des actuelles conventions qui ne répondront pas aux exigences promises de dégroupage.
Aucune des conventions ne donne en effet une garantie de fonctionnement égal et à même niveau de qualité et de performance, pour les autres opérateurs (ce qui n’est pas le cas pour l’ADSL où tous les opérateurs ont les mêmes capacités sur les lignes dégroupées au niveau du NRA). Les conventions en effet n’imposent pas la neutralité technologique, et cette guerre entre 3 normes distinctes aura des conséquences très facheuses à l’avenir, même si pour l’instant cela ne semble pas génant, pour les débits actuellement demandés. L’offre de dégroupage de Free par exemple me semble la plus déséquilibrée (elle coute peut-être plus cher au départ pour Free, ce qui n’est pas sur quand on sait le prix ridicule des fibres, et le fait que de toute façon ce n’est pas la place qui manquera pour mettre autant de fibres qu’on veut en remplacement de l’ancien réseau cuivre, ou les anciens réseaux cablés en coaxial).
[...] à domicile (où les choses avancent à leur rythme, c’est à dire lentement, cf Orange en France). (Photos Flickr Cepascal et [...]