Record à 100Tbit en vue pour la fibre ?
Par Ronan • 10 déc, 2007 • Catégorie: Fibre optiqueNe soyons pas fous, ces records ne sont pas prévus pour votre fibre, celle qui devrait arriver bientôt dans votre foyer si vous habitez Paris… et qui arrivera dans un lointain « peut-être » si vous habitez des contrées beaucoup moins denses…
Par contre, en laboratoire, les expériences vont bon train.
Remplir votre beau disque-dur tout neuf de 100 Teras en une huit secondes, çà vous tente ?
Ne vous précipitez pas sur Internet, il n’y en a pas en vente… Tout au plus pourrez-vous trouver les premiers et bruyants disques-dur à 1 To, (D’ailleurs présentés dans un très beau comparatif sur le site Hardware.fr…)
De toute manière, même s’il y en avait en vente, vous ne pourriez pas ingurgiter une telle quantité de données en si peu de temps : les disque-durs précités ne sont capables que d’avaler un « petit » 100Mo chaque seconde, soit 10000 fois moins…
Par contre, les opérateurs sont friands de ce genre de technologies comme de tout ce qui peut leur éviter de déployer de nouvelles et coûteuses fibres optiques.
Disons-le tout net, le 100Tbit/s, ce n’est pas pour demain ni même pour après-demain. Pour arriver à ce débit encore théorique, il faut combiner deux technologies.
La première est le multiplexage en longueur d’onde de type DWDM, est déjà utilisée dans certains réseaux.
En termes concrets, il s’agit de faire passer un message dans une fibre en le découpant en plusieurs morceaux, dont chacun est envoyé via une longueur d’onde différente. Par exemple, un message peut être coupé en trois parties, 1, 2 et 3, pour le faire passer dans les longueurs d’onde A, B et C.
Couper ainsi ce message est le processus de « multiplexage ».
Admettons que suite à ce multiplexage, la partie 1 passe via la longueur d’onde A, la partie 3 via la longueur d’onde B et la partie 2 via la longueur d’onde C. Un petit message indique l’ordre dans lequel les informations doivent être réordonnées : c’est le processus de démultiplexage.
Les différents messages convoyés sur l’ensemble des longueurs d’ondes sont alors démultiplexés pour reconstituer le message originel.
La seconde technologie est la modulation d’amplitude en quadrature, communément appelée QAM.
C’est sur ce point qu’une importante avancée technologique vient de se faire jour. Des chercheurs de l’université de Tohoku au Japon ont en effet réussi à utiliser cette technique, fréquemment mise en oeuvre dans le domaine des ondes radio ou de la TNT, pour optimiser l’efficacité des fibres optiques.
Concrètement, la technique de l’amplification signifie que l’on joue sur la puissance d’un signal pour convoyer une information. Un signal peut être faible ou fort, par exemple.
Il est déjà possible de convoyer une information en la codant sous la forme d’une suite de signaux forts ou faibles. A ce premier code peut s’associer un second : la possibilité de changer de phase, c’est à dire de changer le moment auquel commence une des « vagues » d’une onde.
Même si elle peut paraître complexe de prime abord, la QAM est déjà utilisée depuis très longtemps pour diffuser les émissions de TNT. Par contre, sur des longueurs d’onde aussi courtes que celles de la lumière, une telle avancée est sans précédent. Les ondes lumineuses sont plus complexes à manipuler que les ondes du spectre hertzien.
Il est également douteux que cette technique puisse sortir des laboratoires avant quelques années : les fibres ont tendance à déformer les phases, de telle sorte que le message codé risque de devenir flou beaucoup plus vite si l’on utilise la QAM.
Source : Canard Wifi
Source : QAM sur Wikipedia (Attention, article très technique)
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Bonne vulgarisation ! Cependant grosse confusion bit/octet dans la première partie, à revoir !
Houla oui… J’étais bien trop fasciné par le tera, là ^^
Merci de l’info, je corrige çà tout de suite…