L’ARCEP cherche la recette idéale pour le déploiement FTTH
Par Fanch • 26 mai, 2008 • Catégorie: Fibre optiqueEn tant que gendarme des télécoms, l’ARCEP lance une consultation publique sur le déploiement de la partie terminale de la fibre, la mutualisation de la boucle locale, et sur l’instauration d’une convention-type entre les FAI et les propriétaires d’immeuble.
Entre les déclarations des hommes politiques rêvant du très haut débit pour tous, et les premières passes d’arme entre les opérateurs télécom, il était temps que le débat se structure autour de l’ARCEP.
La consultation lancée par l’ARCEP a poour objectif de déterminer les ingrédients qui vont permettre de réussir la difficile recette d’un déploiement harmonieux, efficace et équilibré de la fibre optique en France.
Que propose l’ARCEP ? L’Autorité des Télécoms pose 3 questions concernant 3 points essentiels.
1/ Faut-il mutualiser en amont ou en aval du réseau ?
C’est LA grande question, et sans doute le point le plus litigieux entre les opérateurs. D’un côté, Free et Neuf préfèrent que la mutualisation s’opère en amont au niveau du noeud de raccordement optique (NRO). L’idée est de transposer le modèle du dégroupage ADSL au niveau de la fibre optique. En clair, la mutualisation s’effectue pour tout un quartier. Orange, quant à lui, estime que chaque opérateur doit amener sa fibre jusqu’à un boitier de partage situé au pied des immeubles. Selon l’ARCEP, il n’y a pas de réponse unique puisque les 2 solutions ont leurs avantages et leurs inconvénients.
2/ Comment définir le rôle de l’opérateur d’immeuble ?
L’opérateur d’immeuble est le FAI qui a obtenu en premier lieu l’autorisation de fibrer par le syndic de copropriété ou le bailleur. Cet opérateur, quel qu’il soit, a certes la possibilité d’installer ses matériels et de proposer son offre FTTH, mais il a également la responsabilité d’ouvrir ses infrastructures aux FAI concurrents pour qu’ils puissent à leur tour installer leurs propres fibres. L’ARCEP doit définir des modalités précises et claires sur les relations entre les FAI une fois que l’immeuble est fibré.
3/ Que doit inclure une convention type ?
Sur quel support doivent être spécifiées les obligations des FAI lorsqu’ils signent un accord avec une copropriété ou un bailleur ? Pour éclaircir les relations à venir entre opérateurs et gestionnaires d’immeuble, l’ARCEP compte sur une convention-type qui récapitule par exemple les engagements en matière de mutualisation et d’accès aux fourreaux, etc…
Ouverte aux opérateurs comme aux syndics et aux associations de consommateurs, la consultation publique de l’ARCEP est lancée jusqu’au 27 juin. Espérons qu’à l’issue des travaux, on y verra un peu plus clair pour garantir une concurrence saine au bénéficie du consomamteur et de l’internaute, mais aussi pour faciliter la couverture des zones moins denses. Entre cette consultatio nde l’ARCEP et le Grenelle du très haut débit en septembre, la fin d’année 2008 pourrait être de bonne augure pour la fibre optique en France.
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Messieur,
Je veux savoir quel methode de test est prévu pour la recette d’un cablage FTTH: reflectometrie ou photometrie.